Kikou ma Jad j'avais envie de te le dire
quelques mots qui vient du du fond de mon tit c½ur
****! Ma Jad j'étais androgyne
Je monterais à cheval avec cape de velours
Et chapeau à plume aux couleurs de 1900.
Je m'inclinerais devant toi, ma chére,
Un bouquet de roses et de violettes à la main,
Et je te chuchoterais à l'oreille que :
"Le preux Chevalier, c'est moi !"
À défaut de me prendre au sérieux
Me tendras-tu au moins les bras ?
Peut-être me trouveras-tu quétaine,
Mais que m'importe ! Je t'aime !
Ah ! Mon coeur ! Si j'étais fem
Je t'offrirais la chair brûlante de mon ventre;
Et le creux de mes reins serait un nid tapissé
De plumes et de velours où y reposerait ta tête,
Puis doucement s'y attarderaient tes caresses.
Et je te chuchoterais à l'oreille, ma tendre Amazone :
"Aime-moi jusqu'à ce qu'éclate en toi mon plaisir !"
À défaut de me prendre au sérieux
Me prêteras-tu au moins tes mains ?
Peut-être me trouveras-tu dérangée,
Mais que m'importe ! Je t'aime !
Ah ! Mon c½ur ! Si j'étais butch
Je te montrerais la cicatrice profonde et encore vive
De mon âme bafouée mais fière qu'on a tant raillée
Pendant mes longues campagnes de cape et d'épée.
Et je te chuchoterais à l'oreille, ma belle Amour :
"Laisse-moi désirer violemment ton plaisir
Jusqu'à ce que se noie en toi toute ma folie !"
Ah ! Mon c½ur ! Quelle importance que je sois
Androgyne, fem ou butch suivant les circonstances !
Que je m'écorche la peau parfois jusqu'à l'os,
Soit pour la noircir ou soit pour la blanchir !
Mon vrai visage n'est-il pas celui de moi-même !
Et je te chuchote à l'oreille, mon Ange :
"N'est-ce-pas déjà un miracle que tu sois là ?"
À défaut d'être humaine parmi les étoiles
Me prendras-tu enfin au sérieux ?
Nul doute que je sois unique en mon genre,
Mais qu'importe donc puisque je t'aime !